Crise de l'euro: l'Italie visée à son tour

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Nouvelle journée noire pour la zone euro. La défaite électorale du gouvernement espagnol et les mouvements de contestation qui se développent donnent une nouvelle dimension à la crise : les marchés découvrent une résistance sociale plus forte que prévu.

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Le feu qui couvait depuis plusieurs semaines s'est brusquement attisé lundi. Selon un scénario trop connu désormais en Europe depuis un an, les marchés se sont mis en mode panique. Tout est en baisse : les places boursières, le marché obligataire et l'euro. En fin de journée, le Cac 40 affichait une chute de 2,1%, le Dax, l'indice boursier allemand, tombait de 2%, face à Wall Street tout aussi morose (–1,25%). Oubliant la situation économique des Etats-Unis, le pays venant d'exploser le plafond de son déficit budgétaire, les financiers se sont réfugiés vers le dollar et le franc suisse, dernières valeurs sûres à leurs yeux, face à l'euro. En une séance, la monnaie européenne a perdu plus de 1% de sa valeur pour descendre en dessous de 1,40 dollar.