Banques: et à la fin, c’est le contribuable qui paye

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La cession pour une bouchée de pain de la banque portugaise Banif au groupe espagnol Santander se traduit par une ardoise vertigineuse de près de 3 milliards d'euros pour le contribuable portugais. C'est la routine bancaire. Elle ouvre une fracture dans l'alliance de gauche qui gouverne.

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Quand il faut solder les désastres bancaires, c’est toujours, en fin de compte, le contribuable qui paye. Le Banif (lire ici) a été vendu dimanche 20 décembre au géant bancaire espagnol Santander pour 150 millions d’euros, la Commission européenne approuvant dans la foulée un plan de restructuration qui met en risque les finances publiques portugaises à concurrence de 3 milliards d’euros ! Le gouvernement socialiste minoritaire d’Antonio Costa, qui a pris cette décision sans l’appui de ses soutiens parlementaires de la « gauche de la gauche », a présenté en urgence un collectif budgétaire pour financer cette nouvelle charge.