Ce que le cas Banif, à Madère, nous dit de la situation financière mondiale

Par

Un début de panique bancaire sous le soleil de Madère. Un petit signe de plus que les "thérapies" appliquées à la crise financière mondiale ont échoué. Comme prévu. Analyse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans l’indifférence à peu près générale, l’Europe vient de connaître une amorce de panique bancaire. C’était sous le soleil de Madère, île enchanteresse et paradis fiscal, où les queues se sont allongées après le week-end devant les agences du Banif (Banco International do Funchal SA), qui détient un tiers du marché du territoire subtropical portugais. À la Bourse de Lisbonne, le titre Banif a plongé de 57 %, à un plus bas de 0,0006 euro ! En cause, la nouvelle ensuite démentie de fermeture imminente de cet établissement bancaire où l’État portugais a déjà englouti plus de 800 millions d’euros. Mais surtout, le rappel que, huit ans après le début de la crise financière mondiale, les « remèdes » prescrits par les autorités politiques et monétaires n’ont pas permis d’assainir la situation financière globale. L’accident est toujours possible au prochain carrefour, et pas seulement à Madère.