Hinkley Point: la direction d’EDF prête à passer en force

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Le président d’EDF a décidé, dans la précipitation, de convoquer un conseil d'administration le 28 juillet pour faire approuver le projet très controversé de construction de deux EPR en Grande-Bretagne. Alors que le groupe fait l’objet d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers, un nouveau document interne, révélé par Mediapart, prouve l’aventurisme du projet.

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La semaine s’annonce tendue à EDF. Son président, Jean-Bernard Lévy, a décidé d’accélérer le calendrier pour faire adopter le projet très controversé d’Hinkley Point. Tout de suite après avoir reçu le feu vert de l’Élysée, à l’issue d’une rencontre entre François Hollande et la nouvelle première ministre britannique, Theresa May, le groupe a publié, jeudi 21 juillet à 23 heures, un communiqué pour annoncer la convocation, le 28 juillet, d’un conseil d’administration destiné à examiner « la décision finale d'investissement relative au projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point ». Une façon pour le groupe d’effacer l’affront fait le même jour par l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a mené des perquisitions au siège d’EDF – une première dans un groupe public – pour saisir des documents et des rapports dans le cadre d’une enquête sur l’information financière du groupe depuis 2013 et le projet d’Hinkley Point.