De l’art et de la manière de truquer le débat économique

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La doctrine néolibérale a imposé les notions de dépense publique, de dette publique ou de prélèvements obligatoires. Mais derrière ces notions, se cachent souvent des manipulations dont le gouvernement abuse pour masquer le caractère inégalitaire de son projet de loi de finances.

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De la tyrannie qu’exerce le courant des néolibéraux depuis plus de trois décennies, il existe des indices innombrables. Le plus spectaculaire d’entre eux a trait, bien évidemment, aux politiques économiques qui sont conduites aux quatre coins du monde, et particulièrement en France : un peu partout, le célèbre diktat thatchérien « TINA » (pour « There is no alternative » ou, dans la version française, « Il n’y a qu’une seule politique économique possible ») commande. Avec, en bout de course, les mêmes oukases : baisse des déficits, baisse de la dette, privatisation à marche forcée, réduction des déficits publics, remise en cause du modèle social et dynamitage du droit du travail…