Vitor Gaspar, la franchise de l'homme le plus détesté du Portugal

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C'est l'âge des « professeurs », arrivés au pouvoir en Europe dans les fourgons de la crise financière. Moins en vue que l'Italien Mario Monti, le Portugais Vitor Gaspar est l'homme fort de Lisbonne, principal artisan du budget d'austérité. Et la caution du pays vis-à-vis des marchés financiers. Paroles d'un « technocrate ».

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Pour qui n’en peut plus de la langue de bois des politiques, de leurs vrais mensonges ou demi-vérités, des contes de fées de l’oncle François (la crise est « presque » finie), des affabulations lénifiantes de son grand argentier (le révolutionnaire « copernicien »), une petite cure de Gaspar dans le texte est, comment dire… rafraîchissante. « C’est du brutal », commentait Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs. Tout comme le budget 2013, le plus rigoureux de l'histoire du Portugal démocratique, que Vitor Gaspar a défendu le 27 novembre devant l'Assemblée de la République. La coalition de droite au pouvoir depuis 2011 l'a imposé contre les partis d'opposition unanimes dans leur dénonciation de la politique d'austérité.