Retardé d'un an, l'EPR de Flamanville face à de nouvelles dérives

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Le démarrage de Flamanville est à nouveau retardé d’un an, à la suite de la découverte de problèmes sur les soudures, cette fois. Au mieux, l’EPR démarrera fin 2019, au risque de repousser la fermeture de Fessenheim. Le coût de ce projet de réacteur nucléaire devient prohibitif.

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Huit ans de retard, un dépassement de plus de 5 milliards d’euros par rapport aux prévisions originelles. Ce sont les chiffres provisoires qui peuvent être dressés, à ce stade, pour le projet de l’EPR de Flamanville, après l’annonce d’un nouveau retard mercredi 25 juillet. À la suite d’une lettre envoyée par l’Autorité de sécurité nucléaire la veille, EDF a annoncé que les problèmes de soudure rencontrés sur le chantier de la Manche l’amèneraient à les reprendre et les revérifier. Conséquence : le démarrage du réacteur est reporté à nouveau d’un an. Au mieux, celui-ci pourrait avoir lieu fin 2019, et plus probablement au cours du premier trimestre 2020. Ce retard, selon EDF, entraînera un dépassement supplémentaire de 400 millions d’euros.