Les dirigeants africains choisissent le libre-échange, malgré les risques

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Quarante-quatre États africains sur cinquante-cinq ont signé, le 21 mars, un accord pour la création d’une zone de libre-échange continentale. Vu comme le retour du rêve d’une Afrique unie par les uns, le projet suscite des inquiétudes chez les autres : il va « sonner le glas de l’économie nigériane », affirme l’un des syndicats du Nigeria, première économie du continent.

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Sous le slogan inscrit sur une immense bannière verte, « Create one African market », les dirigeants du continent africain, réunis à Kigali, au Rwanda, se sont succédé, le 21 mars, pour un événement qu’ils ont qualifié d’historique : la signature d’un accord créant une zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), appelée en anglais African Continental Free Trade Area (AfCFTA). En tout, 44 pays sur 55 ont apposé leur paraphe. Parmi ceux qui se sont abstenus, l’Afrique du Sud, dont l’exécutif ne peut signer un tel traité sans qu’il ait été d’abord examiné et ratifié par le parlement.