Tafta: « La France envisage l'arrêt des négociations »

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Le secrétaire d'État au commerce extérieur hausse le ton sur les négociations commerciales en cours entre les États-Unis et l'UE.

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C'est une sortie plutôt surprenante. Paris venait de se féliciter de la manière dont la commission de Bruxelles, en charge des négociations commerciales avec Washington, est en train de gérer l'un des dossiers les plus épineux prévus dans le futur traité de libre-échange avec les États-Unis (TTIP, ou TAFTA).

Dans un entretien lundi à Sud Ouest, Matthias Fekl hausse le ton, et prend le risque de jeter un froid à Bruxelles : il envisage « l'arrêt pur et simple des négociations » si les choses ne s'améliorent pas rapidement. Deux ans après le lancement des négociations, il dénonce « un manque total de transparence », mais aussi « trop d’asymétrie, pas assez de réciprocité ». Il assure que les Européens « ont multiplié les offres », quand les Américains n'ont avancé aucune offre sérieuse en contrepartie.

Extrait de l'entretien :

« Êtes-vous prêt à aller jusqu’à la rupture des négociations, si celles-ci n’avancent pas ?

Si rien ne change, cela montrera qu’il n’y a pas la volonté d’aboutir à des négociations mutuellement bénéfiques. Or, ces négociations n’avancent pas et, là où elles avancent, ce n’est pas dans le bon sens. La France envisage toutes les options, y compris l’arrêt pur et simple des négociations.

Vous en avez parlé avec François Hollande et Laurent Fabius ?
Je rends compte régulièrement au ministre des affaires étrangères, au Premier ministre, au président de la République. Je n’ai pas l’habitude, lorsque je m’exprime dans le cadre de mes fonctions gouvernementales, de le faire de manière intempestive. »

À lire en intégralité sur le site de Sud Ouest.

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