Continental-Clairoix, la lutte jusqu’au bout de soi

Cinq ans après la fermeture du site de Clairoix, la cour d'appel d'Amiens vient de donner raison, mardi 30 septembre, aux 683 « Conti » qui contestent le «motif économique» de leur licenciement et déboute Continental. Que reste-t-il de cette lutte sociale hors norme par sa durée, son mode de fonctionnement et la manière dont elle touche encore ceux qui l'ont menée ?

Pierre-Yves Bulteau et Mathilde Goanec

29 septembre 2014 à 12h42

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Clairoix, de nos envoyés spéciaux. Ce printemps, Jacky s’est résolu à décrocher tous les cadres photos qui retraçaient les moments forts de la lutte menée par ses copains d’enfance, la lutte des « Conti ». C’est pourtant bien ici, dans son café du Bon Coin, que le combat des salariés de Clairoix s’est constitué autour de consommations au « tarif Conti ». C'est ici que les leaders syndicaux ont élaboré leur stratégie, dans ce quartier général atypique, à l’image de cette bataille des « Conti », devenue une référence dans l’histoire des luttes sociales françaises.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal