Canal+ attaqué pour «discrimination indirecte» par d’anciens salariés

Par

Trente-deux ex-employés du centre d’appels de Saint-Denis, fermé début 2018, reprochent à la chaîne d’avoir sacrifié son site, qui comptait le plus de salariés âgés et issus de minorités visibles, particulièrement fragiles sur le marché de l’emploi. Un profil qui, selon leurs avocats, donne à l’employeur plus de responsabilités.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il est malheureusement banal de voir des salariés licenciés pour motif économique contester la procédure devant les tribunaux. La démarche que viennent d’entamer 32 anciens employés du centre d’appels de Canal+ de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), fermé début 2018, attire pourtant l’attention. Appuyés par la CGT et assistés par les avocat Savine Bernard et Slim Ben Achour, ils attaquent Canal+, ce vendredi 30 novembre, devant le conseil des prud’hommes de Bobigny pour « discrimination indirecte ». Une démarche inédite.