A Laguiole, les couteliers veulent labelliser leur nom

Par Romain Gruffaz

Le syndicat des fabricants aveyronnais du célèbre couteau va déposer auprès de l’Institut national de la propriété industrielle une demande d’obtention d’une indication géographique. Objectif : protéger le savoir-faire local.

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Dans l’Aveyron, le nom fait partie depuis longtemps du vocabulaire usuel. Là-bas, on a « son » laguiole (à prononcer « layole »), l’emploi du pronom possessif exprimant un attachement matériel autant que sentimental à un couteau auquel, bien souvent, bon nombre de souvenirs sont liés. « On vend beaucoup de couteaux à des gens qui viennent parce que leur père ou leur grand-père en avait un », confie Honoré Durand, coutelier installé dans le petit village de 1 300 habitants, heureux de cette forme d’appropriation mais beaucoup moins d’une autre.