François Hollande et l'inversion du miroir

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Lors de ses vœux aux Français, le président a essentiellement parlé terrorisme et « priorité pour l’emploi ». Tout en essayant de glisser tous les mots-clés d’une gauche qu’il a oubliée. Au risque de se voir renvoyer une réalité à l’opposé de ses bonnes résolutions affichées.

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Avec François Hollande, les mots semblent chaque jour avoir un peu moins de sens. Pour ses vœux aux Français, dans une allocution enregistrée à l’avance et longue de dix minutes, le président a accentué davantage encore son profil de président au pouvoir faible qui tente de se relégitimer en chef de guerre. Ce jeudi soir, Hollande s’est conforté dans son néo-conservatisme. Après la « guerre au terrorisme », le voici qui s’en prend au « mal » qu’il faut combattre « à la racine ». Sûrement pas de façon diplomatique, mais uniquement par des bombardements. « Nous venons de vivre une année terrible », lâche-t-il. Pendant une bonne moitié de son intervention, le chef de l’État s'est complu à faire peur. « La menace terroriste reste au plus haut niveau », a-t-il martelé.