CinémaEntretien

Aïssa Maïga : « Si on voulait vraiment régler les problèmes raciaux, on pourrait le faire en cinq ans »

À l’affiche de « Promis le ciel », en salles le 28 janvier, la comédienne juge que les acteurs et actrices racisées ont tout intérêt à aller voir ailleurs qu’en France pour échapper aux rôles stéréotypés. Sept ans après l’ouvrage « Noire n’est pas mon métier », le cinéma français n’a guère évolué.

Joseph Confavreux et Sabrina Kassa

« On a survécu au whitewashing, au blackface, aux tonnes de rôles de dealer, de femme de ménage, aux rôles de terroriste ou de fille hyper sexualisée, et on ne va pas laisser le cinéma français tranquille. » En 2020, la prise de parole de l’actrice Aïssa Maïga aux César fait l’effet d’une petite bombe en explicitant ce qui se voit sans se dire : la blanchité du cinéma français et le cantonnement des personnes racisées à des fonctions subalternes ou des incarnations stéréotypées.

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