Pourquoi il n'y a pas d’urgence à réduire la dette publique française

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Le président d’Euronext, Stéphane Boujnah, a estimé cette semaine que la dette publique française était une « tumeur » dangereuse et a invité le gouvernement à faire davantage. Cette dramatisation, en partie partagée par le gouvernement, est-elle sérieuse ? 

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C’est encore une des rares critiques envers Emmanuel Macron et son gouvernement que l’on trouve dans les milieux d’affaires : il négligerait trop le problème de la dette publique. Plusieurs observateurs ont d’ores et déjà tiré la sonnette d’alarme. Avant Noël, l’éditorialiste Jean-Michel Apathie avait évoqué la dette comme le « vrai mal français ». Un mois plus tard, devant le chef de l'État, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, renchérissait et mettait en garde contre « l’illusion » de l’amélioration des finances publiques.