Désindustrialisation: les élus de Saint-Denis ont troqué les usines contre le tertiaire

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À La Plaine, en Seine-Saint-Denis, les usines ont fermé à la fin des années 1970. Puis les élus communistes ont tout misé sur le tertiaire. Alliés au patronat local, ils ont inversé la tendance. Problème: la population locale ne profite qu'à la marge des activités créées et la ville reste l'une des plus pauvres.

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Des milliers de mètres carrés de friches, des hangars délabrés, des herbes folles, d’ex-taudis désossés : pas besoin d’aller au fin fond des Ardennes pour voir les traces criantes de la désindustrialisation. Comme autant de couches archéologiques d’un temps révolu, ces marques sont visibles partout à La Plaine, dans cette zone de la petite couronne, à mi-chemin entre Saint-Denis et Aubervilliers, encadrée par ce qui fit son succès économique, les voies ferrées à l’ouest et le canal Saint-Denis à l’est. En plus de l’autoroute (du Nord) et du RER (B et D), la proximité avec Paris, également à l’origine de son développement au XIXe siècle, est l’un des facteurs décisifs de son renouveau (accéder au plan et aux données spécialement rassemblées par l'Insee Ile-de-France).