Réforme pénale: la fin des affaires politico-financières?

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D'un tour de passe-passe, la réforme de la procédure pénale prévoit d'enterrer les scandales politico-financiers les plus dérangeants pour l'exécutif. Le projet du gouvernement comporte une promesse faite au patronat par Nicolas Sarkozy: «la dépénalisation de la vie des affaires». Coup de projecteur sur une disposition qui est un nouveau signe de la reprise en main de la justice.

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Cela ressemble fort à un enterrement de première classe des dossiers financiers les plus dérangeants pour le pouvoir exécutif. Une petite bombe juridique vient d'être discrètement glissée dans le projet de réforme pénale soumis à la concertation par le ministère de la justice, à partir de ce mardi 2 mars. De quoi restreindre considérablement la possibilité ouverte aux magistrats de se saisir d'investigations financières sur les circuits de corruption et les malversations des dirigeants des grandes sociétés.