Le Parisien fait état du "bilan calamiteux" des tests du prélèvement à la source

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Le Parisien-Aujourd'hui en France fait état dimanche d'un document confidentiel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui tire un "bilan calamiteux" de la phase de test du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, réforme dont l'entrée en vigueur, théoriquement prévue le 1er janvier prochain, est incertaine.
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PARIS (Reuters) - Le Parisien-Aujourd'hui en France fait état dimanche d'un document confidentiel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui tire un "bilan calamiteux" de la phase de test du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, réforme dont l'entrée en vigueur, théoriquement prévue le 1er janvier prochain, est incertaine.

Cette note technique d'une trentaine de pages, que le quotidien s'est procurée, recense les "bugs en série" qui ont émaillé les tests lancés avec les employeurs, futurs collecteurs de l'impôt.

Le bilan est "effrayant", rapporte le journal, qui précise: "Non seulement, les bugs sont légion mais, pour certains, il n’y a 'a priori pas de possibilité de s'en prémunir'".

Prélèvements multiples, erreurs sur le nom du contribuable en raison d'homonymies: entre août 2017 et juin 2018, les anomalies, très faibles certains mois, ont explosé les compteurs le mois suivant. En février dernier, plus de 350.000 anomalies ont été enregistrées, souligne le journal.

"Depuis un an, d'un mois sur l'autre, les tests sont tantôt parfaits, tantôt désastreux. Lancer le prélèvement à la source dans ces conditions, c'est jouer à la roulette russe", commente un haut fonctionnaire dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France.

Réagissant tard samedi soir sur son compte Twitter, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, affirme que "la phase de tests du prélèvement à la source a permis d'identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle!)".

"Les erreurs identifiées concernent moins de 1% des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt !", poursuit-il.

Emmanuel Macron a semé le doute jeudi sur la mise en place de cette réforme en demandant à Bercy des "clarifications" avant de donner sa "directive finale" sur sa mise en oeuvre.

Invité samedi sur France Inter, son ministre des Comptes publics n'a pas exclu un report de sa mise en oeuvre. "Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt (...) de la réforme", lors d'une réunion prévue mardi avec le président de la République et le Premier ministre, a déclaré Gérald Darmanin.

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