Comme un petit air de Front populaire!

Par

À la veille du 5 décembre, il faut se souvenir d’un des enseignements du Front populaire : c’est la vitalité de la société qui, en 1934, a fait échec à l’extrême droite et qui, en 1936, a bousculé l’inertie des dirigeants de la gauche. Dans cette quête, les voix de Simone Weil ou de George Orwell peuvent servir de guides.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le Front populaire : voilà bien longtemps que ce mot-là n’était pas apparu dans le débat public. Avec des gauches irréconciliables et en déshérence, qui ne font aucun effort pour surmonter leurs divisions intestines, malgré la montée de graves périls ; avec un mouvement social qui a payé un très lourd tribut au mouvement de dérégulation néolibéral que les gouvernements successifs, socialistes ou de droite ont conduit tambour battant depuis trois décennies, on n’a longtemps guère eu de raisons de penser que la France pourrait un jour prochain revivre le moment d’espérance qu’elle a traversé au milieu des années 1930.