Le 20 janvier 2016, quand Said Ali, employé chez EDF, ouvre son casier pour enfiler son bleu de travail, il y découvre son livret de prières du Coran partiellement brûlé et barré de l’inscription « FN 2017 ». Ces faits sont établis. S’ils étaient évoqués, ce mercredi 3 mai, devant le conseil des prud’hommes de Paris, c’est parce qu’Ali Said considère que la réaction de son employeur, ou plutôt son absence de réaction à la suite de cet événement traumatisant, constitue « l’acmé » d’une discrimination subie depuis des années. Sa difficulté, comme souvent dans ce type de dossiers, est de le prouver.