France

Le PS satisfait mais pas transporté, « nul » selon l'UMP

Les députés UMP ont sorti l'artillerie lourde pour fustiger le discours de Jean-Marc Ayrault. Un discours qui a satisfait le PS et les écologistes, sans les enthousiasmer. Les députés Front de gauche dénoncent « la rigueur ».

Mathieu Magnaudeix

Mardi en milieu d'après-midi, Bruno Le Roux, le patron des socialistes, vient à peine de prendre la parole après le long discours de Jean-Marc Ayrault devant les députés que, comme un seul homme, les députés UMP quittent l'hémicycle. Quasiment tous les ténors de l'UMP déboulent alors à la queue leu-leu en salle des Quatre-Colonnes. Les arguments de langage sont tout prêts, comme aux riches heures du sarkozysme : Ayrault a prononcé un discours creux et annonce entre les lignes un matraquage fiscal.
« Même Cresson et Bérégovoy avaient fait de meilleurs discours ! En 21 ans de mandat, je n'ai jamais vu ça, ce n'était pas au niveau, tonne Marc-Philippe Daubresse, furibard et visiblement lancé en éclaireur. C'est un discours sans souffle ni lucidité, dans la méthode Coué et l'incantation, avec une demi-heure de “j'aime la France”. Il est ensuite entré dans le vif du sujet et là, ce qu'il a annoncé, ce sont des mesures fiscales visant les classes moyennes, sans aucune mesure de relance de la compétitivité de l'économie. À ce rythme, je ne lui donne pas jusqu'à la fin de l'année. » « Ayrault n'est ni Churchill ni Mirabeau ! Les classes moyennes seront les premières victimes de la rigueur socialiste », renchérit l'ancien ministre Laurent Wauquiez.

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter