Retour de Marine Le Pen: «Je n'y suis pas donc j'y suis»

Par

Comment faire sa rentrée tout en restant à la porte ? C'était l'enjeu de Marine Le Pen ce samedi à Brachay, petit village de Haute-Marne à deux pas de Colombey-les-Deux-Églises. Objectif atteint : dans un discours de quarante-cinq minutes elle a tout dit sans rien dire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Depuis qu'elle a fait vœu de silence, Marine Le Pen incarne une ligne acrobatique : être la thèse et l'antithèse. C'est cette présence-absence qui courait dans son discours. « Je suis une femme libre, a-t-elle répété sur tous les tons. Libre par rapport à l'argent du Qatar, des banques et des multinationales, par rapport à l'Union européenne, par rapport aux médias, par rapport aux ambitions des uns et des autres. » Voilà pour la thèse de l'indépendance. Mais l'antithèse, c'est sa dépendance vis-à-vis des banques russes auprès desquelles le Front national a souscrit des emprunts, ou son soutien à Vladimir Poutine et à Bachar al-Assad.