France Enquête

Rachida Dati et les «conseillers fantômes»

Pour muscler sa communication, la ministre de la justice Rachida Dati est prête à tout. Y compris à s'arranger avec la loi. Depuis le 1er septembre, onze agents de la place Vendôme travaillent sous l'autorité du cabinet de Rachida Dati au service de la communication de la ministre dans un vide juridique le plus complet. La CFDT dénonce ce flou artistique et certains fonctionnaires évoquent, en interne, une appropriation des moyens de l'Etat par une personne.A lire aussi:Rachida Dati, le bâtonnier et la peau d'âne

Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme

3 octobre 2008 à 12h48

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Pour muscler sa communication, la ministre de la justice Rachida Dati est prête à tout. Y compris à s'arranger avec la loi. L'histoire vient de plonger dans un océan de perplexité les juristes de la chancellerie, qui craignent que l'affaire de ne se retrouve un jour... devant la justice administrative. Depuis le 1er septembre, onze agents de la place Vendôme travaillent sous l'autorité du cabinet de Rachida Dati dans un vide juridique le plus complet, sans la moindre existence légale et au mépris des règles administratives en vigueur. Pour preuve: l'existence de ce bureau de l'ombre, au service de la communication de la ministre et de son ministère, n'est répertoriée dans un aucun organigramme. Un comble pour une institution qui est censée écrire le droit et le faire respecter.

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