La recherche pédagogique va-t-elle être «liquidée»?

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L'institut pour la recherche pédagogique (INRP) doit intégrer l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon en janvier 2011, au risque de voir disparaître tout un pan de la recherche en éducation. «L'idée est que moins on en fait sur l'éducation nationale, mieux elle se porte», ironise l'historien Antoine Prost.

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Alors que l'UMP présentait mercredi son projet éducatif en vue des présidentielles, tout un pan de la recherche en éducation pourrait disparaître avec l'intégration de l'institut national de recherche pédagogique (INRP) à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon. Cette décision des ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, et de l'éducation nationale, Luc Chatel, annoncée le 17 septembre et qui prendra effet au 1er janvier 2011, s'apparente pour les personnels de l'INRP à une «liquidation pure et simple» de cet établissement public administratif, créé en 1976 et délocalisé à Lyon en 2003. L'institut produit des études allant de la comparaison des politiques d'éducation prioritaires en Europe à un projet de formation continue des enseignants alliant les nouvelles technologies et le travail entre pairs.