Dérapages policiers, «des choses qui arrivent»

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Plus ou moins médiatisés, trois faits divers – descente «anti-drogue» de gendarmes dans un collège de Marciac (Gers), interpellation brutale d'un ancien PDG de Libération, arrestation hasardeuse de mineurs par des policiers armés de Taser dans l'Essonne – se situent quelque part entre la «routine» policière et la «bavure». Comme le sous-titrage d'une époque qui risquerait de s'habituer aux abus de pouvoirs, petits ou grands. Lire aussi:

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Ce ne sont que trois faits divers diversement médiatisés. Mais ces interventions policières de faible intensité illustrent jusqu'à la caricature les dérives auxquelles peut conduire une politique obsessionnellement sécuritaire. De nature disparate, ils se situent quelque part entre la «routine» et la «bavure». Ces événements pourraient aussi cristalliser un air du temps, sous-titrant une époque qui s'habituerait aux abus de pouvoir petits ou grands.