A Nîmes, une école prise en étau entre misère et trafic

Par Prisca Borrel

Mi-juin, l’école élémentaire Georges-Bruguier de Nîmes a été déplacée vers un centre de loisirs, pour échapper au climat de guerre urbaine qui secoue le quartier du Chemin-Bas d’Avignon. Intrusions, balles perdues, tirs nourris d’armes de guerre…

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Nîmes (Gard).– 14 heures, le Chemin-Bas d’Avignon est comme assoupi. Alors que les 261 élèves de l’école élémentaire Georges-Bruguier ont regagné leurs classes, un vent à décorner les bœufs fouette ses rues désertiques. Un calme plat, rompu d’un coup par un écho de « Aaaaarrraaaaa ! » qui semble rebondir d’un immeuble à l’autre.