Olivier Le Bras (ex-Gad) soutient Benoît Hamon

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Pour le syndicaliste charismatique de la lutte des Gad pour empêcher la fermeture de l’usine d’agroalimentaire en 2013, Hamon a une « vision sociale qui lui plaît ».

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Plus de trois ans après la lutte des salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) contre la fermeture du site, Olivier Le Bras, l’ancien délégué FO, fait un pas de plus dans l’engagement politique. Adjoint au maire de Saint-Thégonnec depuis 2014, conseiller régional depuis 2015, il apporte cette semaine son soutien à Benoît Hamon dans la primaire du PS. Il sera présent lors du meeting du candidat à Nancy vendredi soir. Après Édouard Martin, syndicaliste symbole de la lutte contre la fermeture des aciéries à Florange, et Philippe Martin, ancien éphémère ministre de l’écologie de François Hollande, le soutien de Le Bras est affiché fièrement par l’entourage de Hamon, qui se félicite « d’avoir des gens de terrains, plutôt que des barons du PS »

La rencontre entre Le Bras et Hamon a eu lieu le 22 décembre dernier lors d’un déplacement du candidat dans le Finistère, sa terre d’origine. « C’était la première fois que je lui serrais la main, mais je le connaissais bien sûr comme ministre, et comme Finistérien », dit Olivier Le Bras à Mediapart. L’ancien syndicaliste, aujourd’hui agent de sûreté à l’aéroport de Brest en plus de ses mandats, avoue avoir hésité entre Hamon et Arnaud Montebourg. « Mais Hamon est moins pour la souveraineté, explique-t-il, il a une vision pro-européenne que je partage. Il veut essayer d’harmoniser, aussi, cette Europe. » « À l’heure européenne, on ne peut plus vendre du made in France », tranche-t-il.

Selon Le Bras, Hamon a également une vision sociale, « qui me plaît ». « Il pense, comme moi, que le travail est une chose, que l’emploi en est une autre, et que la question de la qualité de l’emploi est importante », ajoute-t-il. Un autre facteur a joué en faveur du candidat de l’aile gauche : la question environnementale, « qui me tient tout particulièrement à cœur ». « Benoît Hamon a compris qu’on pouvait avoir un système social et économique plus harmonieux, mais que si l’on n’a plus l’environnement, ça ne servira à rien », explique Olivier Le Bras. 

Enfin, l’ancien syndicaliste estime que Hamon « n’a pas un ego surdimensionné » : « Bien sûr, il a un peu d’ego et c’est normal avec la fonction qu’il veut occuper, mais il pense comme moi qu’avant l’homme, ce sont les idées qui doivent être portées. »

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