Maire depuis décembre 2020, siège qu’il a repris à Michèle Rubirola, Benoît Payan a imprimé sa marque à Marseille, dans un exercice du pouvoir stratège et souvent marqué de grandes tensions en interne. Expression de ses ambitions, mais aussi de ses failles.
Mediapart a comparé les premières propositions dévoilées par les deux listes de gauche qui s’affrontent pour les élections municipales de Paris. Si Sophia Chikirou et Emmanuel Grégoire axent leur campagne sur l’antagonisme, les différences entre leur projets sont en réalité ténues.
Les célébrations audiovisuelles et éditoriales du trentenaire de la mort de François Mitterrand tentent de transformer l’ancien président en un mythe républicain. Mais son cynisme et son opportunisme sont aux sources de la crise actuelle du pays et de la gauche.
Samedi 10 janvier, Benoît Payan, maire divers gauche de Marseille, a officialisé sa candidature à sa propre succession. Il se lance en axant son début de campagne sur une incarnation forte. Loin de l’esprit collectif du Printemps marseillais de 2020.
Des organisations de gauche appellent à manifester samedi pour le peuple vénézuélien, mais les mots d’ordre varient et les cortèges sont scindés. Pour certains, la mise à distance de Maduro est nécessaire, quand d’autres exigent sa libération au nom du droit international et de la lutte prioritaire contre l’impérialisme américain.
L’ancien maire de Saint-Étienne a été incarcéré mercredi 7 janvier après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour l’affaire dite du chantage à la sextape. Alors que la campagne des municipales démarre, nul ne sait quels effets ce scandale aura sur le scrutin de mars, et la gauche désunie fourbit ses armes.
Unanime sur la nationalisation d’ArcelorMittal, la gauche se divise aux municipales dans le port industriel de Dunkerque. Communistes et socialistes soutiennent le maire sortant, l’ancien ministre Patrice Vergriete. Les Insoumis et les écologistes se sont alliés. Récit d’une convergence inachevée.
Codirectrice du livre « Greenbacklash. Qui veut la peau de l’écologie ? », Laure Teulières décrypte le contexte global d’offensive anti-écologique, dans lequel s’inscrivent les élections municipales de 2026. Les Écologistes feront face, selon elle, à « une construction idéologique » difficile à abattre.
Après la « vague verte » de 2020, le parti redoute le scrutin de mars 2026, qui se tiendra dans un contexte moins favorable. Entre la montée de l’extrême droite et les divisions de la gauche, les maires sortants devront confirmer leur ancrage. Et prouver la capacité du parti à gouverner, à un an de la présidentielle.
Pour que les trente années écoulées depuis les grèves de 1995 ne se referment pas définitivement sur les gauches, telle une pierre tombale ornée de l’épitaphe « N’a pas su empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir », quelles perspectives peut-on dessiner sans verser dans la nostalgie ?
L’accord entre Emmanuel Grégoire et David Belliard dans la capitale finit de sceller l’alliance entre le Parti socialiste et Les Écologistes dans les grandes villes. Ces unions locales, réalisées sans La France insoumise, laissent entrevoir une reconfiguration à gauche, dans la perspective de la présidentielle.
La gauche, qui soutient la mobilisation agricole, doit composer sur le terrain avec des éléments d’extrême droite. Cette convergence de circonstance est aussi pensée comme un moyen de contester systématiquement l’idée d’une hégémonie politique du RN sur cette question.
Gronde de certains militants, électorat dérouté, brouillage idéologique : alors que l’écart se creuse au niveau national entre le Parti socialiste et La France insoumise après le vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les responsables locaux peinent à recoller les morceaux.
Alors que les livres de Bardella, Zemmour ou Sarkozy cartonnent, ceux écrits par des leaders de gauche n’ont qu’une brève existence médiatique. Là où l’extrême droite mise sur la communication, la gauche a urgemment besoin d’un travail idéologique et d’un réarmement de la culture militante.
Marine Tondelier a de nouveau participé cette année au « dîner des bâtisseurs », qui a réuni 600 personnalités catholiques, dont Bruno Retailleau. La présence de la cheffe de file des Écologistes dans un raout qui a accueilli par le passé les milliardaires Pierre-Édouard Stérin ou Vincent Bolloré fait grincer des dents au sein de son parti.
Olivier Faure a annoncé qu’il plaiderait pour que son groupe vote pour le budget de la Sécurité sociale, quittant de facto l’opposition au gouvernement. Un franchissement de seuil qui dénature l’idée même de compromis et réduit le capital de gauche du PS à néant.