Quatre militants insoumis ont été violemment agressés par deux hommes cagoulés, identifiés comme appartenant à la mouvance d’extrême droite. L’une des victimes est le compagnon du député LFI Pierre-Yves Cadalen. La gauche locale dénonce un sentiment d’impunité face à ces groupuscules en recrudescence.
La députée insoumise Sophia Chikirou s’est à nouveau distinguée par des prises de position prochinoises. La fascination pour le régime de Pékin se paie par l’oubli des peuples et une complaisance avec des puissances qui ne sont nullement une alternative à l’ordre inégalitaire du monde.
La première secrétaire déléguée du Parti socialiste réaffirme que la gauche et Les Écologistes veulent gouverner. En cas de refus d’Emmanuel Macron, tout gouvernement de continuité s’exposerait à « un risque de censure », prévient-elle.
Le professeur de science politique Laurent Jeanpierre analyse la mobilisation du 10 septembre. Malgré des analogies possibles avec les « gilets jaunes », il estime que sa composition politique hybride, du fait de l’implication prématurée de sympathisants de gauche, ne joue pas à son avantage.
La reconstitution du Nouveau Front populaire, les Insoumis en moins, s’est esquissée ce week-end avec l’espoir de créer un rapport de force pour accéder à Matignon après le départ annoncé de François Bayrou. Mais l’attelage reste fragile.
La professionnalisation du Rassemblement national et son implantation locale par le biais de ses élus font craindre à toute la gauche une importante progression aux municipales de 2026. Les socialistes ont partagé, lors de leurs universités d’été, quelques stratégies pour résister.
L’eurodéputé Les Écologistes appelle la gauche à dépasser ses clivages et à faire bloc pour tenter de réorienter la politique nationale et contrer le risque de plus en plus prégnant de l’extrême droite. « Toute subdivision dans cet espace est synonyme de défaite », affirme-t-il.
À l’université d’été du Parti socialiste, la tentation de certains dirigeants socialistes de céder au chantage d’Emmanuel Macron aux marchés financiers et à la dissolution met les militants en alerte. La crainte d’un retour du hollandisme n’est pas complètement éteinte.
La présidente du groupe insoumis à l’Assemblée considère la chute annoncée de François Bayrou comme « un formidable encouragement à l’action » pour le 10 septembre. Elle espère un retour aux urnes dans la foulée, par des législatives, voire une présidentielle anticipée.
Un livre collectif, « Nouveau Peuple, nouvelle gauche », relativise les idées reçues sur le « divorce » entre les classes populaires et la gauche partisane. Le sociologue Julien Talpin, qui l’a coordonné, détaille les ressorts de ce début de retrouvailles et les conclusions stratégiques à en tirer.
Insoumis, écologistes et communistes ont tenu leurs universités d’été ce week-end, avant les socialistes la semaine prochaine. L’occasion de voir le fossé se creuser entre ces partis, malgré des objectifs communs largement partagés par leurs militants.
Si les incertitudes stratégiques à gauche complexifient les campagnes à venir, dans les rangs du parti de Marine Tondelier, on veut croire que l’instabilité politique nationale jouera en faveur des sortants à la tête des villes écolos.
Que reste-t-il au PCF pour demeurer un parti audible ? En disette électorale, le parti de Fabien Roussel fait sa rentrée en persistant sur une gauche du « travail » et en voulant jouer à fond un de ses atouts : les municipales.
De nouveau, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le départ de Volodymyr Zelensky était la condition d’un accord de paix avec la Russie et a raillé la « fable » sur les intentions belliqueuses de Vladimir Poutine en Europe. Sa négligence vis-à-vis de l’impérialisme russe n’est pas sans poser des questions à certains militants insoumis.
En refusant d’accueillir Olivier Pérou, journaliste au « Monde » et coauteur du livre « La Meute », le mouvement mélenchoniste franchit une ligne rouge jusqu’ici traversée par l’extrême droite, après des années de conflictualisation théorisée contre « le parti médiatique ».
La montée de l’extrême droite a occupé une large place dans le programme des journées d’été des Écologistes. Mais de la Pride de Budapest à la mobilisation contre la loi Duplomb, la contre-offensive se prépare, veut croire Marine Tondelier.