Une publicité déguisée pour Sarkozy en question

Le CSA pourrait interrompre la diffusion d'une réclame de l'Institut Montaigne vantant les propositions du candidat sortant.

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«La fiscalité ne doit plus être un frein à l'emploi» ; «Le poids des charges est un frein à l'emploi». Ou encore «L'augmentation de la TVA de 3 points en Allemagne n'y a pas entraîné une hausse générale des prix»; «Les Allemands ont augmenté la TVA de trois points et ils n'ont eu aucune augmentation des prix». Les premières phrases sont celles de l'Institut Montaigne, dans sa nouvelle campagne de publicité télévisée, diffusée notamment sur BFM. Les secondes phrases sortent de la bouche du président-candidat Nicolas Sarkozy. Le hic, c'est qu'en France, la publicité de partis politiques est interdite. Or, la publicité diffusée par le think tank libéral ressemble à s'y méprendre aux propos du président sortant. Du coup, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'en émeut. Il instruit actuellement le dossier.