À l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, la géographie des votes exprimés a fait l’objet de nombreux commentaires. L’outil cartographique, parfois trompeur par les évidences visuelles qu’il suggère, a été utilisé pour mettre en évidence une fracture entre métropoles et périphéries, ou entre les départements situés de part et d’autre d’une ligne Le Havre-Marseille. D’autres observateurs ont nuancé ces oppositions binaires, en soulignant notamment que les moyennes des suffrages en faveur d’Emmanuel Macron étaient en fait très proches, depuis les grandes aires urbaines jusqu’aux zones rurales.