Blanchiment international: la Société générale s’en tire à très bon compte

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La Société générale vient d'échapper à la mise en examen dans une affaire internationale de blanchiment d’argent avec la Guinée équatoriale. Un rapport de police accablait pourtant la banque française, en juin 2014, pointant son « rôle majeur [dans] un schéma de fraude à dimension internationale ». Près de 200 millions d'euros sont en jeu.

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Cela relève de l’exploit judiciaire. La Société générale a échappé, le 30 juillet dernier, à la mise en examen dans une affaire internationale de blanchiment d’argent avec la Guinée équatoriale, alors qu’un rapport de police accablait il y a un an la banque française. En juin 2014, les policiers de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) pointaient en effet « le rôle majeur joué par la filiale équato-guinéenne de la Société générale [dans] un schéma de fraude à dimension internationale » au sujet de l’évaporation de près de 200 millions d’euros au profit du fils du président de Guinée équatoriale, selon des documents d’enquête consultés par Mediapart.