Le mouvement olympique africain accusé d’avoir laissé une ardoise à Londres

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Où est passé l’argent du « Village Afrique » des JO de Londres en 2012 ? Cinq ans après, Mediapart révèle qu’un contentieux oppose toujours les dirigeants de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique à un entrepreneur français. 

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Il n’était pas peu fier de son coup, ce jour-là, Lassana Palenfo. Ce samedi 28 juillet 2012, le général ivoirien, président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), bras armé du Comité international olympique (CIO) sur le continent, inaugure en grande pompe le premier « Village Afrique » de l’histoire des Jeux olympiques. Londres s’apprête à accueillir trois semaines de compétitions, 10 500 athlètes, 2 millions de spectateurs et, en plein cœur de la capitale britannique, dans les jardins de Hyde Park, les plus vastes du centre de la ville, le gratin politico-sportif africain tient enfin son « Village », censé vendre l’image du continent aux visiteurs du monde entier. Le président ivoirien Alassane Ouattara, la princesse Lalla Joumala du Maroc ou encore le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia se sont déplacés en personne pour saluer l’événement. C’est qu’avec ses stands, ses spectacles et ses expositions, le Village Afrique serait presque une sorte de ministère du tourisme éphémère et géant.