Incendie de Notre-Dame : une plainte collective pointe une « mise en danger de la vie d’autrui »

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Mediapart a pu consulter la plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » déposée par l’association Henri Pézerat, la CGT et deux familles dont les enfants ont présenté des taux de plomb dans le sang anormalement élevés. « Nous espérons qu'elle brisera l’impunité des employeurs et des pouvoirs publics dans le non-respect des règles de prévention », déclare la scientifique Annie Thébaud-Mony.

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Lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, 400 tonnes de plomb sont parties en poussière , soit près de quatre fois les émissions de plomb relevées dans l’atmosphère chaque année en France. « Pourtant, aucune précaution n’a été prise par les autorités concernées (ministère de la culture, agence régionale de santé et préfecture de police) pendant plus de trois mois après l’incendie, laissant ainsi s’installer et perdurer une pollution chronique au plomb », dénoncent l’association Henri Pézerat, spécialiste de la santé au travail, l’union départementale de la CGT, ainsi que deux familles dont les enfants ont présenté des taux de plomb dans le sang anormalement élevés, dans une plainte commune pour « mise en danger de la vie d’autrui », déposée contre X auprès du parquet de Paris.