Violences conjugales: quand la justice diffuse l’adresse d’une femme à son ex-conjoint menaçant

Par Sophie Boutboul

Céline a tout fait pour être protégée de son ex-compagnon : mains courantes, plaintes pour violences, lettres au parquet et au gouvernement. Elle avait obtenu en 2017 que son adresse lui soit dissimulée, mais cette décision a été levée début juillet.

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Malgré l’accumulation des féminicides, des décisions de justice continuent de mettre des femmes se déclarant victimes de violences conjugales dans des situations d’insécurité. « Monsieur le procureur, nous sommes en danger, moi et mes deux enfants », a écrit Céline* dans un courrier au parquet de Béthune (Pas-de-Calais), fin juillet.