Le kebab, une histoire française

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Avec « plus de 10 000 établissements recensés sur le territoire », le kebab est aujourd’hui une institution nationale. Une enquête de la fondation Jean-Jaurès décortique ce plat populaire, de ses origines turco-alsaciennes à son implantation dans les centres-ville, de sa clientèle à ses petits patrons, de son instrumentalisation politique à sa présence dans le dernier Goncourt.

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Comment le kebab s’est-il installé en bonne place dans les pratiques alimentaires en France, quoi qu’en pensent des contempteurs généralement situés à la droite extrême du champ politique ? « Au final, la longévité du kebab et sa bonne résistance aux bouleversements sociaux, démographiques et commerciaux des dernières années peuvent s’expliquer par sa capacité à s’adapter au contexte de la restauration française. Dans un mémoire consacré aux kebabs du Grand Paris, Marion Le Crom indique ainsi que les entrepreneurs locaux ont développé un “kebab à la française”. C’est le cas du produit lui-même : “Créé par l’influence mutuelle de plusieurs cultures, à la fois turque, allemande mais également française, le sandwich a su s’adapter au goût de la clientèle locale. Il est ainsi devenu au fil des années un produit français à part entière, la France étant un des seuls pays à manger le kebab avec des frites.” »