En Guadeloupe, après deux mois de grève, la mobilisation enseignante persiste

Par Amandine Ascensio

Depuis le mois de décembre, une majorité d’enseignants est en grève et campe devant les établissements scolaires de l’île, pour la plupart fermés. Le conflit s’enlise dans des revendications nationales mais aussi locales. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Guadeloupe, correspondance.– Cadenassées. Comme chaque matin depuis bientôt deux semaines, les élèves, leurs parents et le personnel enseignant des écoles et collèges de Guadeloupe se retrouvent devant les portes de leur établissement. Ouvrira ? Ouvrira pas ? La question se pose tous les jours. « Ce sont les dames de la cantine et de l’accueil périscolaire qui arrivent en premier, et qui informent la directrice de l’école, raconte Laura, enseignante à l’école primaire de Belair à Capesterre-Belle-Eau, l’une des 32 communes de Guadeloupe. La directrice fait remonter l’information à l’inspecteur d’académie mais aussi à la mairie, qui envoie ou non des agents municipaux pour sectionner le cadenas et ouvrir l’école. »