Malbouffe: le gouvernement s’incline devant le lobby agroalimentaire

Par

Les industriels de l’alimentation se félicitent du nouveau « programme alimentation et nutrition » du gouvernement, qui a retoqué les mesures les plus offensives. Selon un document obtenu par Mediapart, ils s’opposent au lancement d’une étude sur les risques pour la santé des aliments ultra-transformés.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) réclame ouvertement l’omerta. Selon une synthèse datée du 19 avril dernier, rédigée en réaction au programme établi par le comité interministériel pour la santé, le lobby des producteurs de denrées trop grasses, trop sucrées et trop salées s’oppose, sous le couvert de diverses « réserves »« au lancement d’une étude sur les liens entre la consommation “d’aliments ultra-transformés” et la santé », et ce « dans la mesure où il n’existe pas aujourd’hui de consensus scientifique ni de fondement réglementaire sur cette catégorie »