Prisonnier et exilé: le calvaire d’un détenu d’outre-mer

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Comme des centaines de détenus nés dans les DOM-TOM, le Guadeloupéen Fabrice Boromée purge sa peine en métropole, à des milliers de kilomètres des siens, sans possibilité de recevoir des visites. Ce qui rend sa réinsertion impossible. Son avocat espère faire condamner la France par la Cour européenne des droits de l'homme.

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La vie de Fabrice Boromée est un trou noir. Depuis 2011, il est transféré de prison en prison, coupé de tout lien familial puisque ses seules attaches se situent en Guadeloupe et qu’il fait partie de ces quelques centaines de détenus ultramarins incarcérés dans l’Hexagone, à des milliers de kilomètres de leur domicile. Pour son avocat, Benoît David, il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental, « le maintien des liens familiaux », reconnu par la Convention européenne des droits de l’homme. Mais le combat judiciaire est loin d’être gagné.