En Corse, l’«identité heureuse» de Juppé à l'épreuve des tensions identitaires

Par

En déplacement en Corse, Alain Juppé pensait avoir trouvé de quoi promouvoir son concept d'« identité heureuse ». Ce faisant, le maire de Bordeaux a choisi de fermer les yeux sur les tensions identitaires qui secouent l’île.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Corse, envoyée spéciale.- Il parle de la Corse comme d’une « espèce de modèle ». C’est à peine s’il n’ajoute pas « que le continent pourrait suivre ». Alain Juppé a profité de son déplacement sur l’île, les mardi 4 et mercredi 5 octobre, pour promouvoir son « identité heureuse » et essayer de prouver, par l’exemple, que cet « objectif » est atteignable. Pendant deux jours, de Bastia à Ajaccio, en passant par Calvi et Lumio, le maire de Bordeaux n’a eu de cesse de vanter la « diversité » insulaire, « son histoire, ses traditions, sa culture, sa langue », mais aussi ses « paysages, ses couleurs et ses senteurs ». « Il est facile d’aimer la Corse et les Corses, s’est-il enthousiasmé mercredi soir, au Palais des congrès d’Ajaccio, devant quelque 700 personnes. Je vous le dis comme je le pense : la Corse, c’est la plus belle île de la Méditerranée. C’est donc l’une des plus belles îles du monde ! »