PSA: la CGT dénonce une «criminalisation de l’action syndicale»

Par

Un comité de défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA s'est réuni samedi devant le siège parisien, dénonçant une avalanche de sanctions et de procédures judiciaires à l'encontre de militants. De son côté, la direction évoque des plaintes individuelles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le jugement qui s’abat sur Farid Borsali, secrétaire depuis 17 ans du syndicat CGT sur le site Peugeot Citroën Automobile de Poissy, est sévère. Six mois de prison avec sursis et 2 000 € de dommages et intérêts pour avoir « tordu l’index et la main gauches » d’un de ses chefs, ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 15 jours. Dans la salle d’audience du tribunal de Versailles, la juge met en avant les « constatations médicales » du médecin de l’usine et du médecin légiste pour justifier son délibéré. Le cadre en question, lui, n’est pas présent à l'audience.