De Giscard à Macron: l’appât des turlupins en politique

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Sous prétexte de donner parole et visibilité à la société civile ou prétendue telle, les présidents de la Ve République, à partir de Giscard et surtout de Mitterrand, ont abaissé l’esprit public. Enfin Macron vint, avec ce remaniement de ruminants.

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La vulgarité affichée du gouvernement Castex mérite une tentative d’archéologie politique. La tentation de rassembler en ressemblant n’est pas nouvelle. Sous la IVe République, le patricien Édouard Herriot, normalien sourcilleux, raillait déjà Antoine Pinay (1891-1994), directeur de tannerie sans le moindre diplôme, pour s’être « fait une tête d’électeur ».