Immigration: l’exécutif dégaine 20 mesures de bric et de broc pour occuper le terrain

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Après deux mois de polémiques, le gouvernement a dévoilé, mercredi 6 novembre, un plan « pour reprendre le contrôle de la politique migratoire ». Soit vingt mesures d’importance et de fraîcheur variables. Deux sont destinées à marquer l’opinion : l’instauration de « quotas » pour l’immigration de travail, et une restriction de l’accès aux soins pour prévenir les « abus ».

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L’assurance-chômage ? Le pouvoir d’achat ? Les retraites ? Trois sujets condamnés à faire de la figuration dans un débat public accaparé par l’immigration depuis deux mois déjà. L’Élysée ayant décidé que l’« acte II » du quinquennat se jouerait sous le signe du « régalien », Emmanuel Macron régale en effet, dénonçant tantôt les « excès » dans l’aide médicale aux étrangers, tantôt les « détournements » du droit d’asile, imposant en octobre un débat inédit sur la politique migratoire au parlement, rallumant la flamme depuis New York quand sa majorité ramollit, l’attisant jusque dans un journal d’extrême droite (Valeurs actuelles). Ses ministres, eux, sont priés de passer les plats.