Fillon veut rassembler... sans rien changer d'un projet qui divise

Par

François Fillon doit désormais rassembler bien plus largement qu’il ne l’a fait jusqu’alors s’il veut l’emporter en 2017. Démobilisation des milieux populaires, désillusion des juppéistes, tergiversations des centristes… Du FN à Macron, les adversaires de l’ex-premier ministre entendent bien profiter de ses faiblesses.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

François Fillon en est persuadé depuis le premier tour de la primaire de la droite et du centre. En écrasant d’abord Nicolas Sarkozy, puis Alain Juppé avec 66,5 % des suffrages exprimés au soir du 27 novembre, l’ancien premier ministre estime avoir enclenché une « dynamique puissante ». Et il le promet : il ne s’arrêtera pas là. Jeudi 1er décembre, le nouvel homme fort de la droite a accueilli le retrait de François Hollande d’un communiqué sec. Trois petites lignes prenant acte de la décision de celui qu’il pensait affronter d’ici à quelques mois. « Ce quinquennat s’achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir », a-t-il écrit, avant de vanter la nécessité d’une alternance « solide » dont il se veut le héraut.