«On se lève et on se bat»: une convergence des colères pour le 8 mars parisien

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La dénomination «marche des grandes gagnantes» se voulait ironique sur les effets prétendument bénéfiques de la réforme des retraites pour les femmes. S’est ajoutée la sourde colère qui gronde depuis la remise d’un César à Roman Polanski la semaine dernière.

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S’il y avait encore un doute, une semaine après le déshonneur des César, les manifestantes de ce 8 mars l’ont dissipé. La tribune de Virginie Despentes est devenue slogan, Adèle Haenel icône, les César symboles du vieux monde patriarcal à abattre. « Fortes, fières, féministes, radicales et en colère », elles ont bravé la pluie pour défiler ce dimanche 8 mars dans les rues de Paris, dans une manifestation qui a, selon les organisatrices, rassemblé 60 000 personnes.