Le PCF tente de réduire ses fractures à la fête de l’Humanité

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Après un printemps de luttes sociales et avant l’échéance de la présidentielle, le Parti communiste compte ses forces à la fête de l’Humanité. En espérant oublier pour quelques heures l’ombre menaçante du candidat Mélenchon décidé à faire cavalier seul à la présidentielle. Les militants se raccrochent aux mobilisations sociales qui approchent.

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Il reste bien quelques planches à clouter pour achever les stands, des toilettes mobiles à poser aux intersections des avenues qui sectionnent le parc Georges-Valbon et de menus réglages sonores à effectuer sur la grande scène. Mais depuis des jours déjà, les militants communistes sont arrivés de tout l’Hexagone pour leur grand barnum annuel. Véronique s’accorde un peu de repos à la buvette de la section de Rouen. « Le peuple va devoir prendre de bonnes décisions aux prochaines élections, sinon on va droit dans le mur », souffle-t-elle. « Je suis élue d’opposition dans la ville cheminote de Sotteville-lès-Rouen, contrôlée par le Parti socialiste. Le climat y est très difficile avec ce gouvernement qui se dit de gauche mais qui mène une politique de droite. Quant à Mélenchon, il utilise le PCF quand il en a besoin, avant de lui tourner le dos. Mais qu’importe au fond la question de la personnalité des candidats à la présidentielle, ce qu’il faut, c’est débattre des idées. »