JusticeChronique

« Comment avez-vous mis le doigt dans l’engrenage ? » : une surveillante pénitentiaire jugée pour corruption à Aix-en-Provence

Jugée vendredi 9 janvier, Julie comparaissait aux côtés de quatre salariés d’une société de maintenance et d’un détenu pour avoir introduit stupéfiants et objets interdits en prison. Une affaire emblématique des dérives et des pressions dans l’un des établissements pénitentiaires les plus surpeuplés de France.

Feriel Alouti

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).– C’est une jeune femme au teint livide, le regard sombre, qui s’installe dans le box des prévenus aux côtés de quatre hommes placés, comme elle, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. Il y a encore quelques mois, Julie, 24 ans, occupait un poste de surveillante pénitentiaire à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, deuxième établissement pénitentiaire de France, en proie à la violence et à la surpopulation carcérale – 2 200 détenus pour une capacité de 1 400 places. 

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