Macron change de cap sous la pression des milieux d'affaires

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Face à la protestation des milieux financiers, qui ne cachent pas leur déception, Emmanuel Macron décide d’anticiper les réductions d’impôt au lieu d’avoir pour seules priorités la baisse des dépenses publiques et la réforme du code du travail.

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C’est un piège qui est en train de se refermer sur Emmanuel Macron. Lui qui avait pris mille engagements néolibéraux durant sa campagne présidentielle, promettant aux milieux d’affaires de réduire la dépense publique de manière audacieuse, tout en baissant la fiscalité, à commencer par celle des plus fortunés, et en mettant à bas une bonne partie du code du travail, éprouve à peine arrivé à l’Élysée les pires difficultés à tout mener de front. Un piège terrible, car Emmanuel Macron a précisément construit toute sa crédibilité auprès des milieux financiers sur le fait qu’il saurait, lui, conduire une politique économique de déréglementation économique et sociale beaucoup plus hardie que François Hollande, sans les atermoiements ou les demi-mesures dont ce dernier était coutumier.