Au nord de Paris, un camp de milliers d’exilés affronte l’hiver et l’indifférence des pouvoirs publics

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Entre 2 000 et 2 500 personnes exilées sont installées dans un camp de fortune à proximité de la station de métro Porte-de-Paris, à Saint-Denis, en pleine crise sanitaire. Toutes attendent l’évacuation prévue et espèrent une prise en charge digne et pérenne.

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C’est un énième camp de migrants que les autorités ont laissé s’agrandir, malgré la crise sanitaire liée au Covid-19 et la deuxième vague à laquelle la France doit faire face. Il suffit de traverser le pont, dans le prolongement des arrêts de tramway et de métro Porte-de-Paris à Saint-Denis, pour entrevoir les nombreuses tentes qui se suivent et se ressemblent.