Les nationalistes, rois de Corse

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Sans surprise, le duo nationaliste Simeoni-Talamoni remporte les élections territoriales en Corse alors que l’île de Beauté va se doter dès l’année prochaine d’une collectivité territoriale unique, fusionnant la région et les deux départements. 

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La coalition nationaliste Pè a Corsica (« Pour la Corse »), alliance des autonomistes et des indépendantistes, a remporté très largement ce dimanche 10 décembre les élections territoriales en Corse. C’est donc elle qui sera pendant trois ans et demi aux manettes de la nouvelle collectivité territoriale unique (CTU), qui naîtra, le 1er janvier, de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région), une première en France métropolitaine. Cette victoire du tandem Gilles Simeoni (tête de liste)-Jean-Guy Talamoni (5e sur la liste) qui dirige la Corse depuis deux ans n’a rien d’une surprise. Il n’y avait pas vraiment de suspense. Les « natios », 45,36 % des voix exprimées au premier tour, un triomphe, étaient donnés grands favoris. Et face au raz-de-marée nationaliste, les trois autres listes – deux de droite, qui n’ont pas fusionné (les régionalistes de Jean-Martin Mondoloni d’un côté, Les Républicains de Valérie Bozzi de l’autre), et celle de la République en marche menée par le maire de Bonifacio venu de la gauche Jean-Charles Orsucci – ont été incapables de faire bloc.